Interview du collectionneur d'Air Max SneakerheadsNL

Aujourd'hui, nous rencontrons Rik Ter Hoeve, passionné et collectionneur d'Air Max 1 et gestionnaire du célèbre compte Air Max Sneakerheadsnl. Nous parlerons des origines de sa passion pour les sneakers, du nombre de paires qu'il possède actuellement, de sa paire la plus précieuse et des sneakers qu'il rêve encore d'ajouter à sa collection. Nous irons aussi plus loin dans ses expériences personnelles et la dynamique de la communauté sneaker.
D'où vient ton amour des sneakers, et en particulier de l'Air Max 1 ?
Au lycée, je savais toujours exactement quels camarades portaient quelles sneakers. À l'époque, je trouvais les sneakers montantes cool parce que le pantalon retombait davantage sur la chaussure, et tout le monde voyait clairement ce que tu portais. À cette période, j'étais vraiment à fond dans la recherche de Dunk et d'Air Force montantes. Plus tard, je suis tombé sur l'Air Max 90 puis sur l'Air Max 1. C'est là que mes goûts ont commencé à évoluer un peu !

Te souviens-tu du moment où tu as acheté ta première paire d'Air Max 1 ? Qu'est-ce qui rendait cette paire spéciale pour toi ?
C'était l'Air Maxim 1+ x Parra. Pour certains collectionneurs, ce n'est pas une vraie Air Max 1. Je les ai en fait achetées directement sur le site de Nike. Je les ai vues en promotion, et le logo sur la languette me rappelait la Nike Destroyer que Parra a sortie avec Nike. La paire que j'ai commandée chez Nike n'était pas présentée sur le site comme une collab Parra, et c'est toujours l'une des collaborations les moins connues entre Parra et Nike. Au passage, la chaussure est faite dans une matière horrible à porter, la forme est affreuse, mais le design est absolument parfait.
Combien de paires as-tu actuellement dans ta collection ?
Je dis toujours environ 300, mais ça pourrait facilement être plus de 350 maintenant. Je n'ai pas compté depuis des années. Quant aux Air Max 1, je suis presque sûr d'avoir dépassé les 200 paires.
Quelle est ta paire la plus précieuse, tant en valeur financière qu'en valeur sentimentale ?
C'est une question difficile. Quelques paires me viennent en tête. L'Air Max 1 x Parra « Cherrywood », l'Air Max 1 Big Bubble originale de 1986, ou l'Air Max 1 que j'ai de 1988. Difficile de dire laquelle vaut le plus d'argent, mais personnellement, je suis toujours très fier de mes trois paires OG de 1986, 1987 et 1988.

Y a-t-il des collaborations que tu aimerais encore ajouter à ta collection (ou que tu aimerais voir sortir) ?
Je n'ai pas encore les dernières collabs HUF. Elles sont toujours sur ma wishlist et assez faciles à trouver en ce moment. J'adorerais voir Atmos et Clot sortir une nouvelle Air Max. Elles sont toujours géniales. Malheureusement, Clot a signé un contrat avec Adidas, donc ça ne devrait pas arriver de sitôt. Le plus cool, bien sûr, serait de pouvoir dessiner moi-même une Air Max 1 via SNEAKERHEADSNL !
Quel est ton souvenir le plus marquant lié à la collection de sneakers ?
Il y a quelques années, je suis allé avec un ami (Wietse Hensema) à une soirée de sortie chez Sunika à Amsterdam. Ce soir-là, nous avons traversé Amsterdam à vélo, plutôt éméchés et un peu chahuteurs. Nous avons terminé la nuit sur mon balcon, où nous avons commandé une Nike Air Max 1 ID. Cette paire reste l'une de mes préférées à porter. Le design ? Inspiré de la Nike Dunk SB « Pigeon ».

Comment penses-tu que la communauté sneaker a évolué depuis que tu as commencé à collectionner ?
Quand j'ai commencé à collectionner, je ressentais souvent une étincelle en regardant les sneakers de quelqu'un et j'étais vraiment impressionné. Aujourd'hui, toutes les sorties à venir fuitent à l'avance, donc il est rare d'être surpris par une paire qu'on n'a jamais vue. C'est dommage. J'ai aussi l'impression que les collectionneurs actuels accordent plus d'importance au statut et à l'exclusivité d'une chaussure qu'à son apparence réelle. J'ai découvert l'Air Max 1 puis je me suis mis à chercher d'autres coloris. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que toutes les chaussures ne sortent pas en même quantité et que toutes ne sont pas disponibles dans tous les magasins. Au début, je n'avais pas conscience de l'exclusivité. Aujourd'hui, on découvre souvent un modèle justement à cause de son exclusivité. Prenez par exemple la façon dont la chaussure Cactus Jack actuelle est commercialisée. Est-ce mal que cela ait changé ? Ça n'a pas vraiment d'importance, on n'y peut rien, mais c'est différent.
Qu'est-ce qui t'a inspiré à lancer le compte Instagram Sneakerheadsnl ?
Quand je suis devenu actif sur Instagram en 2013, je suivais beaucoup de comptes de sneakers. J'ai réalisé que certaines personnes recevaient des chaussures gratuites simplement en publiant à leur sujet, et je voulais essayer. Avec le temps, ma page est devenue pour moi un moyen d'échanger avec d'autres dans la scène sneaker, une façon de rester engagé dans ma passion.

As-tu des objectifs ou des projets précis pour l'avenir de Sneakerheadsnl ?
Oui, je veux lancer un site web depuis longtemps. Il y a quinze ans, il y avait le site Lacebag, et il me parle encore aujourd'hui. Je suis déçu que Lacebag n'existe plus.


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Gijs van BentenPartner at WOOVIN
Gijs est COO & Partner chez WOOVIN et joue un rôle central dans les opérations quotidiennes ainsi que dans la croissance continue de la plateforme. Grâce à son expérience au sein de WOOVIN, il a développé une solide expertise dans les domaines de l’e-commerce, des marketplaces, de la logistique ainsi que de l’industrie des sneakers et de la mode.